Villes

Cette galerie contient 2 photos.

Publicités

Galerie | Laisser un commentaire

marchands de Noel

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Babylone

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Récoltes

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

La Ronde #septembre 2017 / le mot « accent »

et pour cette Ronde de Septembre, voici le mot « accent », merci à Franck pour son travail !

Rauschenberg MOMA 2017.jpg

Exposition « Robert Rauschenberg Among Friends », MOMA Septembre 2017

L’accent, l’accent , l’accent [j’ai beau le tourner dans tous les sens] m’inspire peu.

L’accent est au mitan du jour ce que la cédille est au crépuscule comme à l’aube. Il est au zénith, aigu à midi, grave à minuit, décline et chute en cédille, comme ça. [Impasse…]

Avez-vous remarqué comme sur aCCent, la langue trébuche ? [sans issue…]

Enfin, si j’ai le choix, je le prend circonflexe. Comme sur chataîgne. [Tiens, pourquoi ?…]

L’accent (l’accent…), de perplexe me rend sec, sec. Sec, comme le fameux hareng. [Une pelote de souvenirs se défait, la maïeutique –avec son tréma- se met en œuvre.]

Et là, qui attend son moment, vient l’odeur sur le bout des doigts, l’odeur rugueuse de la

futiles ses de protège qu’elle fruit au adhérente, verte encore est elle quand marron de bogue

épines molles, adhérente sous l’ongle qui la pèle.

Me voilà avenue Montaigne, à compter les marrons au fond de mes poches. L’avenue du collège est bordée de marronniers. En automne, un épais tapis de feuilles mouillèes et de tiges

à patte d’éléphant recouvre le trottoir. De la cervelle de marrons éclatés dans le caniveau, des lambeaux d’écorce dont on écaille le tronc laissent une cicatrice blanche, en une interminable

desquamation. Sur la table en bois décorée de l’encrier en porcelaine, trône le Bled. Ce demi livre à la couverture blanche qui cache tant et temps. Une réduction de livre d’orthographe rempli de règles et de définitions, le petit redouté, le petit Bled !

Dehors, la pluie alourdit les journées d’automne comme du coton mouillé. Par les fenêtres embuées, mes amis marronniers attendent patiemment la fin des cours. Et Charles Cros parle, parle, parle, et Verlaine s’emmêle, puis le frais cresson et la narine atone. Que le plus-que-parfait devienne imparfait, me voilà aussi perdu que Ornicar et j’agite mon petit Bled en drapeau blanc.

Il n’y a pas d’accent à marronnier. Ni à Montaigne. Mais l’amalgame s’amuse. Disant marron je pense chataîgne, avenue Marrontaîgne.

Dans le fond de ma mémoire luit le marron, son pôle rugueux est ma boussole.

Que le bon maître me le pardonne si je taquine à la ronde son patronyme et que Montaîgne, pour un instant, soit de l’accent la chute .

bled 1967.jpg

Dominique Hasselmann chez Élise : Même si
Élise chez Hélène Verdier : simultanées
Hélène chez Noël Bernard : talipo
Noël chez Dominique Autrou ldap
Dominique A. chez Marie-Noëlle Bertrand : Éclectique et dilettante
Marie-Noëlle chez Marie-Christine Grimard : Promenades en Ailleurs
Marie-Christine chez Franck : à l’envi
Franck chez Joseph : jfrisch
Joseph chez Giovanni Merloni : le portrait inconscient
Giovanni chez Dominique H. : Métronomiques

Publié dans Uncategorized | 7 commentaires