il y a {Frisch cahier jaune 1947 non daté}

  IMPAYABLE LA VIE INCAPABLE DE S’ÉLEVER AU-DESSUS DU JOURNAL  AU DESSUS DU QUOTIDIENJ’ÉCRIS SOUS LA LAMPE QUE JE REGARDE JE REGARDE LA NUIT QUI PASSE QUI S’INSTALLE CALMEMENT MA NUIT RETIENT SON SOUFFLE FIER ICI JE REGARDE TES CHEVEUX TA CHAMBRE  TES JAMBES QUI SE DÉPLACENT JE REGARDE TES YEUX  MAIS LA NUIT DÉTOURNE […]

dahlias

j’avançais toujours à la recherche des couleurs. Je sus leurs coutures, leurs défauts, avec les années je pénétrai dans ces intervalles mieux qu’une abeille. Je les devinais, j’en fis des gammes : azur puis pourpre, or, cuivre : certains arrangements comme des refrains se superposaient pour mon seul usage. Et la Ville pouvait bien couler […]

la gare [1954]

  À six heures chaque soir de semaine Les villes saignent à flots ferroviaires Aux heures ouvrables Par toutes leurs latitudes de lumière Et j’en passe Du Nord au Sud Et plus loin De la fatigue à la fatigue Cités entrouvertes, vies fendues Où l’on mangera les miettes du temps Comme un voleur Qui m’a […]