le miroir

(…) je ne croyais plus au passé, à cause de l’incertitude des souvenirs et de la valeur que j’attribuais aux livres lus. J’empruntais sans cesse à d’autres, leurs vue, leurs sentiments, leurs traits même. Ainsi avais je connu ce visage, ce mouvement du ciel, tel quart d’heure de paix dans la lumière d’un après midi d’Octobre, est ce que je reconnaissais cette main ?

Je n’étais que l’assemblage d’incertitudes, acteur d’un rôle écrit pour d’autres et dont le scénario aurait été piétiné dans les pluies d’automne. Je traversais une ville que des machinistes transformaient à mon insu durant la nuit, comme ils déplaçaient mes habits ou changeaient mes chaussures. Je marchais pour d’autres. Ce que je tentais, je savais bien que cela me dépassait, m’écraserait un moment plus tard.

Et je persistais pourtant dans l’erreur.

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