[variations 9] Journal d’Anne

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comme si je parlais à un/e autre qui serait moi, même forme, presque même visage, reflet, ombre de mon silence. Et même nuit, et identique souffle qui gonfle puis meurt. En même ville, comme moi marcheuse par les matins le long des berges, foudroyée par le beauté des choses et des regards.

 

Parce que je suis seulement toi, à un autre moment et ailleurs peut être, mais toi même — ou peut être par faible effort d’imagination — ton ombre, avec ce même temps perdu à cacher ma misère sous les rubans, à cacher ce que je suis sous l’illusion — chacun le sien, chacun son procédé, et le mien n’est pas plus ridicule que les habits, objets, prétextes —. Donc toi, parce qu’en définitive la génétique humaine comporte la même part de doute, de colère, lâcheté. La même inconscience de ce qu’est vivre.

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