2013

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Choses

au départ le papier
un brouillon, rien
la lumière
un coin de la pièce
cette fleur

l’écorce d’un bouleau
la main qui prend un verre
en tremblant un peu
la pensée
rien donc

le soleil
plutôt que de la lumière électrique
pour lire
(un brouillon, je croyais l’avoir perdu)
tu parles

ce que tu dis crée
l’écho en moi
je ne désire rien
d’autre
que ce qui est simple

cependant que le désir
de simplicité est
un luxe
supposant la satisfaction
des besoins primaires

nous écrivons
– la belle affaire –
rien de neuf
mais écrire
est encore vital

Il y a chez ceux
qui écrivent
s’ils sont honnêtes
un aveu
d’impuissance
et un désir de rencontre

il faudrait nommer
chaque chose
prendre le temps et le soin
nécessaires
pour dire

avec beaucoup de temps
et puis des ratures,
dans l’encre
on peut
donner à voir aux aveugles

raconter
le frémissement
pâle d’une bougie
un tableau de
Georges de la Tour

et aussi bien
faire sentir
le frôlement
des nuages
que regarde

une jeune fille

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