du style [à propos de Marie L. 1947]

(…) Marie parlait d’écrire ou peindre à partir d’un collage de sensations, d’impressions, à partir d’un climat et dans une sorte de désordre consenti, de bouillonnement, de jungle, de brouillon délibéré, voyez vous …. puis dans ce qui surnage ou dans ce qui précipite – après un temps de latence, de repos donc – disait qu’il fallait retenir l’incongru pour l’établir en maître, et se retrouver si on peut dire, comme pêcheur à la mouche en ses propres eaux natales, ou encore comme chasseur sans armes d’un langage bondissant, musclé, discret, panthérique ou tigré, sans rien qui trompe ni barrisse. (…)

dans les années d’après-guerre, comme on sait Frisch tente de mêler activité commerciale et création littéraire, mais en marge du bondissement de l’époque, des réseaux qui animent (ou canalisent ? ou emprisonnent ?) l’invention sous quelque forme que ce soit, éprouvant qu’il était réducteur de de reconnaître membre de telle ou telle chapelle, ou sous l’autorité d’on ne sait quel gourou (les années Breton, puis Sartre). Donc influencé par son époque, mais conscient de toute la petitesse du milieu artistique français de l’après-guerre, il entretient des amitiés avec quelques autres de ces oiseaux de nuit, écrivains ou peintres transverses dont Marie Larch (J. Spald)

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