centaine d’automne [Paris 1954]

Et voici l’automne venue sur le fin visage fragile,  fatigué de l’Europe, voici les  brouillards où l’œil cherche tout le jour le lieu originaire du soleil. Des fenêtres sont repoussées, cisaillant les grands voilages capricieux du vent, des voix se parleront d’une façade à l’autre, et dans les musées silencieux des enfants viendront réveiller les vieilles figures, des fumées monteront dans des ciels passagers et des véhicules ricocheront dans les villes de brique, entre le maillage brun et vert, épousant, soulignant, annulant le moindre relief pour y fonder un paysage commun, dans le murmure glissant d’un moyen-âge de signes.

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