boulevard (sur le)

La poésie,
Les copeaux de ta langue

°°°

Sous les planches du sol, qu’on racle en marchant
la pauvre poésie

°°°

J’ai plusieurs ombres portées : la plus longue est celle du poète

°°°

Poussier des mots, au bord de la mine du crayon

°°°

Sale, vivant, impur
Donc disposé pour recevoir
le corps du poème

°°°

Dans le défaut de mots
Tremble le poème

°°°

Un battement de cils
Signe dans l’air
Sa trace dans le temps

°°°

La goutte qui sourd
l’encre du poème

°°°

Crois tu vraiment que tu es
plus proche maintenant qu’hier
de l’infini ?

°°°

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