les mots
comme les tesselles d’une mosaïque
que j’arrachais au rêve
aux brumes de l’hiver

au printemps
je les mis à sécher
sur le fil du texte
avant leur migration

ils partent
c’est la fin de l’été
sur l’eau s’installent
les courants du Nord

et quand les fruits
sont mûrs
comme des seins
c’est enfin l’automne
la récolte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :