en silence

… elle regardait parfois un de ces vieux films de Dreyer plein de poésie, pensant alors que ce qui est muet parle parfois mieux, plus librement, puis rêveuse s’asseyait sur l’herbe, ou bien marchait dans les grandes allées, en funambule sur l’exacte ligne entre la lumière et l’ombre, puis  retournait à la table nue, au papier, au crayon, à tout ce qui devait se dire là et qui venait d’un autre monde qu’elle pouvait parfois approcher pour le rendre.

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