les stores jaunes

Avez vous examiné le savant engrenage en aluminium, les poulies et les chaînes, les tirettes qui permettent d’y mettre un peu de mouvement ? Pensé comme il est bon d’être derrière leur lumière tamisée un après-midi d’août, à escompter la rencontre d’un visage ? La pièce chaude sent ce parfum aromatique des bibliothèques, mélange mystérieux de cuir, de papier, de café, de tabac dirait-on, et à côté il y a ce disque de Beethoven qui tourne la « Pastorale » en sourdine. Derrière, au dessus, ou en tous cas ailleurs; des rumeurs de ville dans la sieste. Un souvenir de vent, un courant d’air tiède les agite doucement. L’hiver un jour – peut être – les déchirera, leurs lambeaux seront alors majestueux, oriflammes passés par le feu du temps, comme les drapeaux de Valmy.

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