Au matin qui est déchirant, à cette cuisson bleue du ciel, à sa faïence avec derrière la profondeur de l’air, et sous ces chants d’oiseaux discrets qui saupoudrent la jardin. Puis à l’herbe, à sa courbure, à ses chevilles dans le vent frais, à la lumière surtout; à l’abandon de soi -pas de bagages et où va-t-il ?- et à ce qui retient et égare. Au sol qui retient, aux souvenirs qu’on retient et qui nous laissent sans repos, à ce qu’on tient en main. Au hasard aussi. Parler au hasard ? ou bien aller de A à G, passant par les points différents des massifs. Oui à ce matin qui est déchirant et qui nous retient de partir. Le ciel nous tire, mais le sol nous retient. S’asseoir, s’approcher du sol, compter les choses vues (numéroter ces choses, imaginer des combinatoires pour les ranger entre elles, pour permettre ensuite de les décliner par sens: odorat, toucher, ouïe, etc.) donc une grammaire qu’on puisse retenir, qu’on puisse dire aux oiseaux nageurs de la faïence bleue. A la folie (la saluer bien bas, notre salut en elle), à des gestes de jeunes filles, à des papillons clairs, aux nervures d’une feuille cuite par l’hiver, aux pétales, puis au tourbillons joyeux et nostalgique du temps quand il passe dans la ronde entre les jambes de soie du cerisier.

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